Shinjuku n’était qu’une étape de passage, un point de transit au milieu d’un voyage dense et exigeant. J’arrivais épuisé, après des journées enchaînées sans vraiment lever le pied. Le rythme avait été intense, presque trop, et cette halte tombait à un moment où le corps demandait clairement une pause.

Malgré la fatigue, j’ai pris le temps de sortir. Marcher quelques rues, observer, reprendre doucement le contact avec Tokyo. Shinjuku a cette capacité particulière à absorber les états d’esprit. Même sans énergie, le quartier impose sa présence, entre lumières, flux constants et scènes urbaines qui se succèdent sans répit.

J’ai sorti l’appareil pour quelques photos, sans plan, sans intention précise. Juste capter l’instant, l’atmosphère, les contrastes. Une exploration lente, presque minimale, mais suffisante pour ressentir l’identité du lieu.