Après l’intensité de Séoul, puis une parenthèse à Tokyo, le voyage a pris un tout autre rythme dans le sud de la Corée. Arrivée à Busan, location d’une voiture, et départ pour un road trip vers la région de Namhae-gun. Un changement d’ambiance immédiat.
Namhae-gun est une région rurale et côtière, composée d’îles, de routes sinueuses, de villages de pêcheurs et de paysages agricoles. Ici, pas de grande ville, mais des rizières en terrasses, des ports minuscules, des maisons basses tournées vers la mer. Le décor est calme, ouvert, très photogénique, avec une impression d’espace rare après les mégapoles.
La région offre une Corée très différente. Plus lente, plus simple, plus ancrée dans le quotidien. Les villages de pêcheurs vivent encore au rythme de la mer, et les paysages alternent entre collines vertes, champs cultivés et côtes découpées. Visuellement, c’est l’une des parties les plus jolies du voyage, presque méditative.
En revanche, le contact avec la population a été plus délicat. Moins fluide, plus distant qu’à Séoul. La barrière de la langue est plus présente, et les échanges sont plus réservés, parfois froids. Rien de négatif, mais une relation plus discrète, moins spontanée, qui contraste avec la capitale.
Namhae-gun reste une très belle découverte. Une région apaisante, authentique, qui montre une autre facette du pays. Moins accessible humainement, mais riche par ses paysages et son atmosphère. Une étape essentielle pour comprendre la diversité de la Corée du Sud, au delà de ses grandes villes.
