Les oiseaux de Hwange font partie des trésors les plus surprenants du parc, et les observer a été l’un des grands plaisirs de mon voyage. Grâce à mes deux téléobjectifs deux cents millimètres et six cents millimètres, j’ai pu capturer une incroyable diversité d’espèces, souvent perchées, parfois en plein repas, toujours dans un décor sauvage et préservé. Hwange n’est pas seulement un paradis pour les grands animaux, c’est aussi un royaume pour les passionnés d’ornithologie.
J’ai pu photographier des calaos aux becs spectaculaires, jaunes ou rouges, souvent posés sur les mopanes qui dominent le paysage. Les guêpiers nains, délicatement colorés, se laissent admirer un instant avant de filer comme des flèches. Les martins pêcheurs et les martins chasseurs ajoutent une touche de couleur vive avec leur plumage éclatant, tandis que les rolliers à poitrine lilas semblent presque irréels tant leurs teintes pastel sont parfaites pour la photo.
Hwange abrite aussi des géants du ciel, comme le pygargue vocifère dont les cris résonnent près des points d’eau. Les échasses blanches, les cigognes à bec jaune ou encore les outardes barbudes rappellent la richesse incroyable des milieux humides du parc, pourtant rares dans cette région sans rivière permanente. Les grands ducs d’Afrique et les grands hoccos terrestres apportent une dimension plus mystérieuse à la faune ailée, souvent bien cachée dans les arbres.
La diversité est telle que chaque sortie réserve une surprise. Les couleurs, les attitudes, la lumière du soir qui souligne les silhouettes, tout contribue à créer des scènes magnifiques. Photographier les oiseaux à Hwange, c’est prendre le temps d’observer, de patienter, d’apprécier chaque détail. C’est aussi mesurer la force tranquille de la nature, celle qui se révèle aux plus attentifs.
Hwange m’a offert certaines de mes plus belles photos d’oiseaux, et chaque image est un souvenir précieux de ce parc fascinant, vivant et profondément riche. Une véritable célébration de la faune ailée africaine.
