Les bisons de Yellowstone sont les véritables maîtres du parc. Ils sont partout, massifs, tranquilles, imposants, et il suffit de quelques minutes pour comprendre qu’ici, ce sont les humains qui s’adaptent à eux, pas l’inverse. Voir un troupeau traverser la route au ralenti est une scène quotidienne. Les voitures s’arrêtent, les gens retiennent leur souffle et les bisons passent, imperturbables, comme si personne n’existait autour d’eux.
L’une des anecdotes les plus étonnantes concerne ce que les rangers appellent le bison jam. Parfois, un seul individu décide de marcher sur la route pendant des kilomètres, créant un embouteillage géant que personne ne peut contourner. Personne ne tente de les faire bouger. On attend. C’est la règle à Yellowstone.
Ce qui impressionne aussi, c’est leur puissance silencieuse. Un bison peut peser presque une tonne et courir plus vite qu’un cheval sur une courte distance. Leur calme habituel ne doit jamais faire oublier leur force. Chaque année, certains visiteurs trop confiants s’en approchent d’un peu trop près, et les rangers doivent rappeler que vingt cinq mètres n’est pas une recommandation, mais une nécessité absolue.
À Yellowstone, les bisons ne se contentent pas d’être une attraction. Ils incarnent l’âme du parc, un lien vivant avec l’Amérique sauvage d’autrefois. Marcher près d’eux, les voir surgir de la brume au petit matin ou les entendre souffler dans les prairies est une expérience inoubliable.
