Mon voyage de dix jours en Chine commence par un site mythique : la Grande Muraille. Rien ne prépare vraiment à la découverte de cette construction légendaire, posée comme un ruban de pierre sur les montagnes vertes du nord de Pékin. C’est l’un de ces lieux où l’histoire, la nature et l’immensité se rencontrent pour créer une émotion difficile à décrire.
J’ai choisi un point d’accès moins fréquenté que Badaling : la section de Mutianyu, réputée pour ses paysages plus authentiques, ses pentes spectaculaires et ses portions parfaitement restaurées. Ici, la muraille serpente entre les reliefs, s’accroche aux crêtes et offre des vues qui semblent infinies. Les escaliers abrupts, les détours, les tours de garde… tout donne l’impression de remonter le temps. C’est une entrée en matière intense pour découvrir la Chine : grandiose, physique, et profondément fascinant.
Et pour la culture…
La Grande Muraille totalise environ 21 196 km si l’on compte toutes ses sections, extensions et ramifications. Les premières parties ont plus de 2 300 ans, bien avant l’unification du pays. Contrairement à une idée répandue, elle ne forme pas une ligne continue : elle est faite de segments, reconstruits et modifiés selon les dynasties. On y trouve aussi des matériaux inattendus selon les régions, comme de la terre battue, des roseaux, et même du riz gluant utilisé comme liant dans certaines sections Ming. Enfin, malgré sa réputation, la muraille n’est pas visible depuis la Lune, mais elle reste l’une des constructions les plus impressionnantes jamais réalisées par l’humanité.
