La dernière visite à Séoul se termine par un lieu à part, chargé de sens : la DMZ, à la frontière avec la Corée du Nord. Un endroit unique, où l’on ressent immédiatement une ambiance entre deux mondes, figée dans une tension permanente.

Créée en 1953, à la fin de la guerre de Corée, la zone démilitarisée s’étend sur environ 250 kilomètres de long et 4 kilomètres de large. Elle marque la ligne de cessez le feu, mais pas la paix. Techniquement, les deux Corées sont toujours en guerre. Ce simple fait donne au lieu une dimension très particulière, presque irréelle.

Sur place, tout est extrêmement contrôlé. Points d’observation, postes militaires, lignes de démarcation visibles. À quelques mètres près, deux systèmes politiques, idéologiques et humains totalement opposés se font face. Le contraste est saisissant, presque difficile à intégrer.

L’un des aspects les plus surprenants est l’arrivée sur le site, marquée par la présence d’un parc d’attractions à proximité immédiate. Manèges, restaurants, familles en visite. Ce décalage entre divertissement et contexte géopolitique crée un malaise étrange. Comme si la normalité tentait de cohabiter avec l’une des frontières les plus tendues du monde.

Visiter la DMZ en conclusion du voyage en Corée du Sud laisse une impression forte. Ce n’est pas un lieu spectaculaire au sens classique, mais un endroit profondément symbolique, où l’histoire récente reste visible, tangible, et où l’on mesure à quel point la péninsule coréenne est encore marquée par sa division.