C’était mon troisième voyage à Tokyo, et l’excitation était toujours la même. Retrouver cette ville extraordinaire ne provoque aucune lassitude, bien au contraire. Tokyo donne à chaque retour l’impression d’avoir encore tout à offrir.

Cette fois ci, le calendrier avait quelque chose de particulier. Début avril, au moment des cerisiers en fleurs. Voir Tokyo sous les sakura ajoute une dimension presque irréelle à la ville. Les parcs, les rivières, certaines avenues se couvrent de rose, transformant le quotidien urbain en scène éphémère.

Cette période est profondément ancrée dans la culture japonaise. La floraison des cerisiers, appelée hanami, est un moment de rassemblement, de contemplation et de célébration. Elle symbolise le caractère éphémère de la vie, sa beauté passagère, et l’importance de l’instant présent. Les Japonais se réunissent pour observer les fleurs, parfois simplement pour marcher, parfois pour partager un repas sous les arbres.

Découvrir Tokyo à cette période renforce encore le lien avec la ville. Entre énergie urbaine et poésie saisonnière, ce troisième séjour a confirmé une chose simple. Tokyo reste une évidence, et chaque retour ressemble toujours à une redécouverte.