Ces deux dernières nuits à Tokyo ont marqué la fin du voyage. Une conclusion presque naturelle, après un parcours dense, intense, parfois trop. Revenir une dernière fois dans la ville, la retrouver sans urgence, avait quelque chose de rassurant.

Ce séjour final n’était pas fait pour découvrir, mais pour absorber. Marcher, observer, être là, simplement. Tokyo fonctionne parfaitement comme point de chute. Elle accepte la fatigue, elle l’absorbe, sans jamais perdre son énergie.

En prenant du recul, je réalise à quel point ce voyage a été boulimique. Le Japon, je le consomme comme un paquet de bonbons au matcha. Sans faim, très rapidement, incapable de m’arrêter. Encore une ville, encore une rue, encore une image. Toujours plus.

Ces deux dernières nuits à Tokyo n’ont pas apaisé cette envie. Elles l’ont confirmée. Une fin de voyage marquée par la fatigue, oui, mais surtout par une certitude intacte. Le Japon ne se visite pas raisonnablement. Il se dévore. Et Tokyo reste, une fois encore, le point de départ de la prochaine fois.