Chicago a été une superbe découverte, une ville beaucoup plus agréable et chaleureuse que ce que j’avais imaginé. Je rêvais depuis longtemps de voir Cloud Gate, le célèbre “haricot” de Anish Kapoor, devenu l’un des symboles les plus photographiés des États Unis. Le voir en vrai, parfaitement poli, reflétant la skyline et les passants, a été un petit moment magique. On comprend immédiatement pourquoi cette sculpture est devenue l’icône de Chicago.
La ville elle même est un vrai plaisir à explorer. L’ambiance est décontractée, les gens sont accueillants et les quartiers ont tous une personnalité marquée. L’une des plus belles expériences reste la balade à vélo le long du Lac Michigan. De grands espaces, une piste impeccable, la skyline qui s’étire au loin et le lac qui ressemble à une mer intérieure d’un bleu profond. On respire, on observe, on profite. Une ville immense, mais étonnamment douce.
Chicago possède aussi une histoire riche. Ravagée par le Grand Incendie de 1871, elle a été entièrement reconstruite et est devenue le berceau de l’architecture moderne. C’est ici qu’apparaissent les premiers gratte ciel de l’histoire, grâce à l’école de Chicago et à une révolution dans l’usage de l’acier. L’anecdote amusante, c’est que malgré son nom de “Windy City”, Chicago n’est pas particulièrement plus ventée que d’autres villes du Midwest. Le surnom viendrait soit des politiciens “pleins de vent” de l’époque, soit de la rivalité entre villes pour attirer l’Exposition universelle de 1893.
Entre son architecture impressionnante, son art public omniprésent, les balades au bord du lac et son atmosphère très sympa, Chicago a été une vraie surprise. Une ville dynamique, belle, facile à vivre, et qui mérite beaucoup plus que sa réputation parfois effacée face à New York ou Los Angeles. Une destination qui donne immédiatement envie de revenir.
