J’ai passé trois nuits à Bali, au cœur de l’île, à Ubud, dans un hôtel avec seulement 8 chambres, très isolé et entouré de verdure. Commencer doucement la déconnexion du travail, loin du bruit, du rythme et des sollicitations permanentes. Ici, le temps ralentit naturellement.

Je n’ai pas cherché à parcourir l’île en profondeur. Bali a la réputation d’être très touristique, parfois trop pour moi. Plutôt que d’enchaîner les sites, je me suis attardé sur des balades locales, des chemins discrets, des paysages simples mais apaisants. Une manière plus intime d’entrer en contact avec le lieu.

L’un des moments forts a été une longue descente à vélo depuis un volcan. Une expérience plus contemplative que physique, entre routes sinueuses, villages, rizières et forêts. Descendre lentement, sentir l’air changer, traverser des scènes de vie quotidienne, loin des circuits classiques.

Culturellement, Bali occupe une place à part en Indonésie. L’île est majoritairement hindouiste, ce qui se ressent partout. Offrandes déposées chaque matin, temples omniprésents, rituels discrets mais constants. Même sans chercher à comprendre chaque symbole, on ressent une spiritualité quotidienne, intégrée à la vie de tous les jours.

Ces quelques jours n’ont pas été une découverte exhaustive de Bali, mais plutôt une parenthèse. Un début de lâcher prise, simple, calme, presque minimaliste. Exactement ce dont j’avais besoin à ce moment là.