Près de dix ans après ma première visite, je suis revenu à Hong Kong, et la ville m’a donné exactement la même impression qu’à l’époque : un plaisir intact, une énergie unique, et cette sensation d’être au cœur d’une métropole qui ne cesse jamais de vibrer. Hong Kong n’a pas vraiment changé — ou plutôt, elle continue de cultiver ce mélange si particulier de modernité extrême et de traditions bien ancrées. On retrouve les mêmes silhouettes de gratte-ciel, les mêmes rues animées, les mêmes temples discrets coincés entre deux tours de verre, les mêmes escaliers interminables qui grimpent vers Mid-Levels.

La skyline reste spectaculaire. De jour comme de nuit, elle forme l’un des panoramas urbains les plus impressionnants au monde, encadrée par les montagnes d’un côté et le port Victoria de l’autre. Le Star Ferry traverse toujours la baie en quelques minutes, comme un lien immuable entre l’île de Hong Kong et Kowloon. Les marchés continuent d’offrir un concentré de vie locale : odeurs de cuisine cantonaises, petits stands, rues étroites, typiques et intenses.

Hong Kong est aussi une ville à la densité fascinante. Sur à peine plus de 1 100 km², dont une grande partie occupée par des collines et des parcs naturels, plus de 7 millions d’habitants vivent dans un espace ultra-vertical. C’est l’une des zones les plus densément peuplées au monde, et cela façonne tout : les immeubles qui montent toujours plus haut, les rues superposées, les passerelles aériennes, les tramways coincés entre les taxis et les bus à deux étages.

La ville reste également un carrefour culturel. On y ressent encore l’héritage britannique, mêlé aux traditions cantonaises, au bouddhisme, au taoïsme et à l’efficacité asiatique moderne. Les langues s’entrecroisent, les cuisines se mélangent, les quartiers changent d’atmosphère en quelques rues. Cette diversité est l’une des forces de Hong Kong : une ville où l’on peut manger dans un petit cha chaan teng avant d’aller boire un café dans un rooftop futuriste.

Revenir ici presque dix ans plus tard, c’était comme retrouver une vieille connaissance : familière, intense, toujours surprenante. Hong Kong n’a pas besoin de changer pour plaire. Elle continue d’être cette ville électrique, multicouche, infiniment photogénique, où l’on se perd avec plaisir. Un second voyage qui confirme ce que je pensais déjà : Hong Kong fait partie de ces lieux que l’on peut revoir sans jamais s’en lasser.