J’ai passé cinq jours à Rio de Janeiro, dernière étape de six mois de voyage autour du monde. Une arrivée chargée d’émotions, comme un point final avant le retour à Paris. L’ambiance était particulière, teintée de nostalgie, de gratitude, et d’un étrange mélange entre fin et commencement. Rio, dans ce contexte, avait quelque chose de symbolique.

La ville est magnifique, presque mythique. Le Pain de Sucre, le Corcovado, les plages immenses, la lumière qui glisse sur la baie : tout semble sorti d’une carte postale que l’on connaît depuis toujours. Marcher à Copacabana ou Ipanema donne l’impression d’être dans un décor familier, même si on y met les pieds pour la première fois. Rio a cette capacité rare de mêler nature brute et urbanisme éclaté : montagnes en pleine ville, jungle qui s’immisce partout, mer omniprésente.

Mais derrière cette beauté spectaculaire, j’ai aussi ressenti une vigilance constante. La ville n’est pas toujours très sécurisante, et cela influence le rythme, les déplacements, la manière de profiter. On savoure, mais toujours en restant attentif. Ce contraste crée une dynamique particulière : fascination visuelle, prudence permanente.

Pourtant, malgré cette tension, Rio dégage une énergie unique. La musique, la chaleur, les couleurs, les Cariocas qui vivent dehors, les couchers de soleil d’un orange presque irréel… tout cela forme une atmosphère dont on se souvient longtemps. Il y a une beauté brute, vivante, qui traverse tout : les plages, les collines, les quartiers plus populaires, les panoramas qui s’ouvrent soudain au détour d’un virage.

Finir un tour du monde ici a rendu l’expérience encore plus forte. Rio a accompagné ce moment de transition, entre la magie du voyage et le retour à la réalité. Cinq jours marqués par la beauté, la nostalgie et ce sentiment d’être à la fois très loin, et déjà un peu en route vers la maison.

Un cadre à part pour une fin de voyage à part.