J’ai passé deux jours aux chutes d’Iguazú, et c’est l’un de ces lieux qui dépassent tout ce que l’on imagine avant d’y être. Les chutes ne se regardent pas, elles se vivent. On les entend avant de les voir, on les ressent dans l’air, et on finit par être happé par leur puissance. Ce qui rend l’expérience unique, c’est justement de pouvoir découvrir les deux côtés : argentin et brésilien, parfaitement complémentaires.
Côté argentin, on se retrouve au cœur du système. On marche au plus près de l’eau, au milieu d’un labyrinthe de passerelles qui serpentent au-dessus des cascades. Chaque plateforme donne une perspective différente, tantôt sous la chute, tantôt au-dessus. Le point d’orgue est la Garganta del Diablo, un gouffre monumental où l’eau disparaît dans un nuage blanc. Le bruit, la force, la proximité : on se sent minuscule face à cette masse d’eau.
Côté brésilien, la vision change complètement. Le panorama s’ouvre, large, majestueux. On voit l’ensemble des chutes, des dizaines et des dizaines de rideaux d’eau qui s’étendent sur plusieurs kilomètres. Cette vue d’ensemble permet de mesurer l’immensité du site, et l’on comprend alors pourquoi Iguazú est considérée comme l’une des merveilles naturelles du monde. La promenade sur les passerelles offre également un autre angle, plus frontal, spectaculaire sans jamais être oppressante.
Les deux jours ont filé à toute vitesse, portés par cette combinaison parfaite : immersion totale côté argentin, contemplation grandiose côté brésilien. Iguazú, c’est une rencontre brute avec la nature, puissante et vivante, une expérience aussi visuelle que sensorielle. Un lieu dont on se souvient longtemps.
