J’ai passé onze jours au Pérou, un voyage intense, fait de paysages saisissants, de rencontres marquantes et d’expériences profondément ancrées dans la vie locale. Le pays surprend par sa diversité : l’altitude, la culture andine, la nature immense… tout semble plus brut, plus authentique, comme si chaque région avait son propre rythme.

Le lac Titicaca a été l’un des moments les plus forts. À plus de 3 800 mètres d’altitude, le lac a une présence presque mystique. La lumière est différente, l’air aussi. On y ressent un calme rare, mêlé à une puissance qui vient des montagnes et de l’eau. J’y ai fait de belles rencontres, humaines et naturelles : des habitants accueillants, des femmes aux habits colorés, des enfants rieurs, et ce sentiment d’être très loin du monde, dans un endroit où le temps s’étire différemment. C’est aussi là que j’ai noué des liens qui deviendront de futures amitiés, preuves que les voyages marquent autant par les paysages que par les personnes rencontrées.

La vie locale, dans les villages andins, est une immersion totale. Je suis allé de maisons en terrasses à des marchés où tout se vend au kilo : pommes de terre, maïs, herbes, tissus tissés à la main. J’ai dormi chez l’habitant dans un cadre absolument incroyable. La nuit, la Voie lactée apparaissait au-dessus de la maison comme un ruban lumineux, sans pollution lumineuse pour la gêner. C’est l’un des ciels les plus nets que j’aie vus, un spectacle cosmique que je n’oublierai jamais.

Côté gastronomie, j’ai voulu goûter aux spécialités locales… parfois avec plus de curiosité que de plaisir. J’ai testé le hamster grillé, qui a vaguement un goût de lapin, mais qui n’a rien de très ragoûtant. Une expérience de voyage, disons, plus culturelle que culinaire.

Plus tard, j’ai traversé la Vallée sacrée, une succession de villages, de ruines incas, de terrasses agricoles, et de montagnes vertigineuses. On y ressent l’importance de la nature, de l’agriculture, de l’eau, et du soleil dans la culture quechua. C’est un territoire vivant, encore habité, où les traditions ne sont pas un folklore mais une continuité du quotidien.

Pour affronter l’altitude, j’ai aussi testé la coca, omniprésente dans tout le pays. Feuilles, tisanes, bonbons : elle est partout. Et il faut le dire, elle aide vraiment. Les marches deviennent plus supportables, le souffle moins court, les montées plus accessibles. C’est un geste simple, presque rituel, mais indispensable dans les Andes.

Le voyage au Pérou s’est ensuite poursuivi jusqu’au Machu Picchu, que j’ai raconté séparément tant l’expérience mérite un article dédié. Mais l’ensemble du séjour forme une mosaïque magnifique : lac légendaire, villages authentiques, rencontres humaines, nature sacrée, traditions vivantes, nuits étoilées et montagnes qui coupent le souffle.

Le Pérou est un pays puissant, qui touche autant les yeux que le cœur. Un voyage riche, plein de sens, qui laisse une trace durable.