J’ai passé huit nuits entre Tahiti et Bora Bora, un voyage pensé pour le plaisir des yeux et ma passion du snorkeling. Il y a des destinations qui portent bien leur réputation, et d’autres qui la dépassent. Bora Bora fait clairement partie de celles qui dépassent tout ce que l’on imagine. Le paradis a un nom, et il résonne encore longtemps après le retour.

Tahiti a été la première immersion dans l’univers polynésien : une île plus vaste, plus habitée, avec ses reliefs volcaniques, sa végétation dense et son lagon qui change de couleur à chaque heure de la journée. On y ressent immédiatement la douceur de vivre locale, ce mélange unique de rythme calme, de nature omniprésente et d’hospitalité polynésienne. L’île est vivante, authentique, un point d’ancrage parfait avant de rejoindre les eaux turquoise du cœur des archipels.

Bora Bora, elle, semble presque irréelle. En arrivant, on découvre ce lagon immense, fermé par un chapelet de motus, où les dégradés de bleu paraissent peints à la main. Le mont Otemanu domine l’île comme une cathédrale de pierre, et tout autour, l’eau est d’une clarté qui défie l’imagination. Snorkeler ici est un rêve éveillé : chaque sortie offre un spectacle différent, entre coraux colorés, raies majestueuses, poissons tropicaux et jardins sous-marins qui semblent infinis.

Ce qui marque le plus, c’est la tranquillité du lieu. Le silence de l’eau, la douceur des vents, les lumières qui changent du bleu laiteux du matin aux oranges du coucher de soleil. On vit presque au rythme du lagon, enchaînant baignades, explorations sous-marines et moments suspendus face à un horizon parfait.

Ce voyage m’a rappelé que certains endroits portent en eux quelque chose de profondément apaisant. Tahiti pour son authenticité, Bora Bora pour sa beauté presque irréelle. Ensemble, elles forment un duo qui capte l’imaginaire et apaise l’esprit. Huit nuits dans ces paysages suffisent à comprendre pourquoi tant de voyageurs en reviennent transformés : ici, tout invite à regarder, respirer, flotter… et savourer.