Les quelques derniers jours à Bangkok ont servi de clôture au voyage. Une fin dense, bruyante, vivante, exactement à l’image de la ville. Le réveillon du Nouvel An a été un moment de fête impressionnant. La ville entière semblait dehors, en mouvement, portée par une énergie collective très forte. Bangkok sait célébrer, sans retenue.
La soirée a pourtant été en partie ratée. Le son beaucoup trop fort des boîtes de nuit m’a sérieusement abîmé les oreilles, au point de m’empêcher de profiter pleinement des soirées en rooftop, pourtant spectaculaires ce soir là. Sur le moment, la frustration était réelle. Quand l’ouïe lâche, tout le reste devient secondaire.
Mais Bangkok a cette capacité à faire relativiser très vite. Le lendemain, j’étais debout très tôt, en pleine forme, pour vivre les derniers moments autrement. Marcher dans la ville au calme, regarder les rues se réveiller, ressentir cette énergie qui ne disparaît jamais vraiment. Ces instants là comptent souvent plus que les grandes soirées.
Bangkok reste une ville que j’aime profondément. Pour ses contrastes permanents, son désordre apparent, sa vitalité constante. Une ville dure parfois, excessive souvent, mais toujours positive, directe, honnête. Et puis il y a la nourriture. Les meilleurs pad thai du monde, mangés à n’importe quelle heure, dans n’importe quelle rue, sans discussion possible.
C’était ma deuxième fois à Bangkok. Une ville qui ne s’épuise pas, qui ne se résume jamais. Et une certitude très claire en quittant la Thaïlande. Ce ne sera pas la dernière.
