Jeju do est une île à part en Corée du Sud, connue pour sa nature volcanique, ses côtes et son identité très marquée. L’un des éléments les plus forts culturellement est la présence des femmes pêcheuses, appelées haenyeo. Elles plongent en apnée, sans bouteilles, parfois jusqu’à plus de dix mètres de profondeur, pour récolter coquillages, oursins et algues. Cette pratique, transmise de génération en génération, a longtemps été au cœur de l’économie locale et reste aujourd’hui un symbole puissant d’indépendance et de résilience. Beaucoup de ces femmes ont plus de soixante ans et continuent à plonger presque quotidiennement.

Les haenyeo fonctionnent en communautés très structurées, avec des règles précises, un partage des zones de pêche et une forte solidarité. Leur activité n’est pas folklorique. Elle est réelle, exigeante physiquement, et profondément liée à l’histoire sociale de l’île, où les femmes ont longtemps été les principales sources de revenus.

Visuellement, Jeju do est jolie, avec ses côtes, ses roches volcaniques et ses paysages ouverts. Mais elle a été moins marquante que ce que j’imaginais. L’un des points de déception a été le manque de propreté, assez visible par endroits, surtout en comparaison directe avec le Japon. Ce contraste est frappant quand on sort d’un pays où l’espace public est extrêmement soigné.

Jeju do reste intéressante pour ce qu’elle raconte culturellement, notamment à travers les haenyeo. Mais l’expérience globale a été plus contrastée que prévu, entre richesse humaine et attentes visuelles partiellement déçues.