Séoul est une mégapole de plus de 9 millions d’habitants, et près de 25 millions si l’on considère toute son aire métropolitaine. Une ville immense, dense, au cœur économique, politique et culturel de la Corée du Sud. J’y ai passé 5 jours entiers, et très vite, une chose est devenue claire : Séoul mérite largement qu’on lui consacre du temps.

Avant d’y arriver, je m’attendais à une ville assez proche de Tokyo. Moderne, organisée, ultra codifiée. En réalité, Séoul est très différente. Plus brute, plus directe, parfois plus chaotique, mais aussi plus expressive. Là où Tokyo maîtrise chaque détail, Séoul laisse davantage transparaître l’énergie, les contrastes et les émotions.

La ville est faite de ruptures permanentes. Quartiers ultra modernes dominés par des tours de verre, zones plus anciennes avec des marchés populaires, collines, palais historiques, art urbain, cafés très design. Tout cohabite sans chercher à être lissé. Séoul assume ses contradictions.

Ce qui m’a marqué, c’est aussi le rythme. Rapide, intense, parfois fatigant, mais profondément stimulant. La nuit, la ville ne ralentit jamais vraiment. Restaurants, bars, rues animées, tout reste en mouvement, avec une vitalité très différente de celle du Japon.

J’ai adoré découvrir Séoul précisément pour cela. Parce qu’elle ne ressemble pas à ce que j’imaginais. Elle ne cherche pas à séduire par la perfection, mais par son énergie, sa sincérité et son identité propre. Une ville exigeante, mais passionnante, qui se révèle pleinement quand on prend le temps de l’arpenter.