J’ai passé quatre jours à Taipei, et la ville m’a immédiatement marqué par son équilibre. Moderne sans être écrasante, dense mais agréable, Taipei se parcourt facilement et donne très vite un sentiment de fluidité. Les quartiers s’enchaînent naturellement, entre grandes artères, ruelles animées et espaces plus calmes, toujours avec une impression de cohérence.

La culture gastronomique est omniprésente et absolument centrale. Taipei est une capitale du street food asiatique, notamment à travers ses marchés de nuit, où l’on mange à toute heure. Raviolis, soupes, nouilles, plats à base de porc, de bœuf ou de fruits de mer, desserts à base de riz ou de haricots, tout est accessible, simple et incroyablement savoureux. La cuisine taïwanaise mélange influences chinoises, japonaises et locales, avec une vraie identité propre. Manger à Taipei fait partie intégrante de l’expérience quotidienne.

Ce qui frappe aussi très vite, c’est la gentillesse incroyable des habitants. Les gens sont attentifs, bienveillants, souvent prêts à aider spontanément, même avec la barrière de la langue. Cette douceur dans les interactions rend la ville immédiatement accueillante et crée un rapport très apaisé avec l’environnement urbain.

Impossible de ne pas évoquer la Taipei 101, symbole de la ville. Longtemps plus haute tour du monde, elle reste impressionnante par sa verticalité et son élégance. Plus qu’un simple gratte ciel, elle incarne l’ambition et la modernité de Taipei, tout en intégrant des références culturelles traditionnelles dans son architecture.

Enfin, Taipei réserve aussi des découvertes plus discrètes. Un lieu moins connu mais très spécifique est le Baoan Temple. Richement décoré, extrêmement vivant, il offre un aperçu authentique de la spiritualité locale, loin des circuits touristiques classiques. On y ressent une vraie vie quotidienne, entre rites, passages furtifs et moments de recueillement.

Taipei est une ville douce, gourmande et profondément humaine. Quatre jours suffisent à s’y attacher, mais clairement pas à en faire le tour. Une capitale qui ne cherche pas à impressionner, mais qui marque durablement.