Retourner à Tokyo était une obsession. Même si ce voyage était avant tout centré sur la Corée, j’étais à Séoul, à quelques heures seulement, et il m’était impossible de ne pas faire cette escale. Tokyo m’appelait.

Quatre ans plus tôt, lors de mon tour du monde, la ville avait été un véritable coup de foudre. Celle qui m’avait marqué plus que toutes les autres. Y revenir n’était pas une question, mais une confirmation attendue.

Dès les premiers pas, tout était là. L’énergie, la précision, le rythme, cette capacité unique à être à la fois ultra organisée et profondément vivante. Tokyo ne s’explique pas vraiment, elle se ressent. Et ce ressenti était intact.

Ce second séjour n’a fait que renforcer l’évidence. Pas de surprise, pas de remise en question. Juste la certitude d’être revenu dans une ville qui me correspond pleinement. Premier amour confirmé, sans hésitation.