J’ai passé deux nuits à Sapporo, après un long trajet en train depuis Tokyo. Environ 7h30 de voyage, mais dans un confort remarquable. Un temps long, précieux, pour regarder les paysages défiler, trier des photos et entrer progressivement dans un autre rythme. Le trajet faisait déjà partie de l’expérience.
Je suis venu à Sapporo pour le Festival de la neige. Chaque hiver, la ville accueille cet événement emblématique où parcs et avenues se remplissent de sculptures monumentales de neige et de glace. Certaines sont d’une finesse spectaculaire, avec un niveau de détail impressionnant. D’autres sont plus étonnantes, parfois déroutantes, comme la sculpture dédiée au groupe Queen.
Sapporo est aussi réputée pour sa gastronomie. La ville est considérée comme l’un des hauts lieux culinaires du Japon, notamment pour son ramen au miso, né ici, ses fruits de mer d’une grande fraîcheur et ses produits laitiers, héritage de l’histoire agricole de l’île de Hokkaido. Une cuisine généreuse, réconfortante, parfaitement adaptée au climat hivernal.
Sur le plan culturel, Sapporo est une ville relativement jeune à l’échelle du Japon. Elle s’est développée à la fin du 19e siècle selon un plan urbain très structuré, inspiré de modèles occidentaux, ce qui lui donne une atmosphère plus aérée que d’autres villes japonaises. En hiver, la région devient extrêmement touristique, attirant des visiteurs du monde entier.
J’aurais aimé passer plus de temps dans le nord du Japon, mais à cette période, les logements accessibles étaient rares. La forte affluence hivernale rend la région difficile à explorer spontanément. Ces deux nuits ont néanmoins permis un bel aperçu, et donné une forte envie de revenir…
