Le temple Jing’an offre un contraste saisissant au cœur de Shanghai. Entouré d’avenues animées, de centres commerciaux et de gratte ciel, il apparaît comme une parenthèse hors du temps. Dès l’entrée, le rythme de la ville semble ralentir, laissant place à une atmosphère plus posée et introspective.

Fondé il y a plus de 1700 ans, le temple est dédié au bouddhisme Chan, l’équivalent chinois du zen. Reconstruit à plusieurs reprises, il mêle architecture traditionnelle, toits dorés et statues monumentales. L’ensemble impose naturellement le respect et invite à observer, sans précipitation.

Lors de la visite, j’ai aussi été témoin du grand cœur des Chinois. Le paiement des offrandes ne fonctionnait pas, comme c’est souvent le cas en Chine pour les Européens, où les moyens de paiement peuvent vite devenir une véritable galère malgré une bonne préparation. Voyant la situation, une famille est intervenue spontanément et a choisi de m’offrir les offrandes, avec une simplicité et une bienveillance désarmantes.

Ce moment inattendu donne une autre dimension à la visite. Au delà de l’architecture et de la spiritualité, le temple Jing’an m’a aussi permis de ressentir une générosité sincère, discrète mais profondément marquante.