Le Zimbabwe m’a profondément marqué, et plus encore le parc national de Hwange où j’ai passé cinq jours en safari. C’est l’un de ces lieux où l’on ressent immédiatement la force de la nature africaine, brute, immense et totalement hypnotisante. Hwange est le plus grand parc du pays et couvre plus de quatorze mille six cents kilomètres carrés. Il abrite l’une des plus importantes populations d’éléphants au monde avec environ cinquante mille individus. On y croise aussi des lions, des buffles, des hyènes, des guépards, des lycaons, des girafes, des zèbres et une variété impressionnante d’antilopes.
Ce qui rend Hwange unique est l’extraordinaire diversité de ses paysages. On passe de vastes plaines ouvertes à des forêts de mopanes, de zones d’acacias à des terrains sableux. Le parc ne possède aucune rivière permanente et compte plus d’une centaine de points d’eau artificiels qui deviennent de véritables théâtres naturels, surtout au coucher du soleil quand les animaux se rassemblent en grand nombre.
Hwange fait aussi partie des rares endroits d’Afrique australe où les safaris à pied sont possibles. Ils sont organisés avec des guides professionnels armés et spécialement formés à cette pratique. Marcher dans le bush, suivre les traces fraîches, approcher la faune en silence et sentir sa propre vulnérabilité face à la nature crée une émotion unique et profondément marquante.
Le Zimbabwe ajoute enfin une dimension humaine très forte. Le pays est accueillant, chaleureux et authentique, et les gens sont particulièrement gentils, souriants et attentionnés. Chaque rencontre enrichit le voyage. Passer cinq jours à Hwange revient à vivre l’un des safaris les plus intenses et les plus authentiques du continent, un moment suspendu où la nature se révèle dans toute sa puissance.
