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Vis ma vie d’Inca

J’étais très excité à l’idée de vivre deux jours dans un village Inca. L’objectif était de découvrir le mode de vie d’une famille vivant « à l’ancienne ». Je ne savais pas à quoi m’attendre, la famille était sélectionnée par une agence locale au dernier moment. Je connaissais seulement le nom du village, Huayllafara (introuvable sur Google Maps) et un niveau de confort rustique, sans eau, sans électricité. Le jour J, nous apprenons que nous sommes chanceux, les conditions météo du jour permettaient d’accéder au village en voiture, ce qui n’est pas toujours le cas. Le chemin était fermé par une chaîne mais cela ne nous a pas empêché de passer. Le signe de croix du conducteur ne m’a pas rassuré. Nous voulions un village isolé, nous l’avons eu ! La piste de terre très escarpée, longeant d’immenses ravins et grimpant une pente très ardue nous a menée à un petit hameau caché dans le haut d’une montagne.

A l’ancienne, les femmes nous ont préparé un repas 100 % maison. Malheureusement, la timidité des habitants a considérablement compliqué les interactions. J’ai tout de même appris ce soir-là que toutes les chaussures des habitants étaient fabriquées à partir de pneus coupés en lamelles. Celles-ci avaient l’avantage de durer cinq années, bravo pour le recyclage ! Le repas gargantuesque illustre la grande générosité des gens les plus pauvres. La tisane, très nature, composée d’herbes fraîchement cueillies et d’eau chaude était très savoureuse.

La nuit, aucune pollution lumineuse ne vient gâcher le splendide spectacle des étoiles. La voie lactée est incroyablement visible. Malgré la fatigue, je n’ai pas pu m’empêcher de m’essayer à quelques clichés.

Après une bonne nuit, le matin a été sportif, le chef du village est venu nous chercher pour grimper, sac sur le dos, la montagne pour aller prendre le petit déjeuner. Prendre des forces était obligatoire avant le travail à la ferme.

A ce moment, j’ai pu établir un contact avec quelques enfants du village. L’iPhone et ses applications de déformation et modification du visage ont bien fait rigoler les petits.

Puis, je suis allé m’essayer à la culture en montagne. Et là, j’ai découvert que j’étais fait pour être… informaticien… et pas fermier. Le petit bout de femme qui était avec moi allait à toute vitesse alors que je galérais avec ces instruments très rustiques. L’expérience a été très enrichissante. Une fois de plus dans le voyage, j’ai eu l’impression que plus la vie est simple, plus les gens sont heureux. Et pourtant, les enfants de cette communauté, descendent plus de 1000 mètres de dénivelé en seulement 45 minutes pour aller le matin à l’école. Le soir, la montée est plus difficile, cela leur prend plus de deux heures.

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