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Tricomale et sa plage de plastique

La route de Gal Oya vers Tricomale offrent de magnifiques panoramas de rizières, d’un vert hyper saturé, s’associant parfaitement avec le bleu du ciel. Ces paysages sont ponctués de temples très colorés, comme le temple hindou ci-dessous.

A Batticaloa, un temple Hindou rappelle au combien le Tsunami de 2004 a été violent. La vague mortelle, l’a littéralement délogé, pour le planter dans le sable. Ce vestige permet de ne pas oublier que plus de 30 000 personnes sont décédées lors de cette dramatique catastrophe.

L’arrivée à Tricomale fut une immense déception. Après plus de cinq heures de route, je n’avais qu’une envie, fouler le sable de la plage paradisiaque que j’avais tant imaginée.

Malheureusement, le choc fut immense, la plage était jonchée de déchets plastiques, pas un mètre carré épargné était épargné. Pendant une demi-heure, j’ai ramassé les déchets sur une petite zone de sable pour faire un tas de tous ces détritus issus du pétrole. Je vous offre la photo du magot fait de dizaines de tongs, de bouteilles, de pailles, de bouchons et de toutes sortes d’ordures.

Cette plage m’a coupé l’envie d’aller faire du snorkeling. En effet, j’ai bien conscience que tout ce qui est visible est d’une évidente laideur, mais toutes ces pailles et tous les petits déchets décomposés dans l’océan sont encore plus vicieux, pervers, sadiques et cyniques. Invisibles, ils empoissonnent et tuent tout ce qui vit sous l’eau, pour finalement, retourner à l’envoyeur et contaminer tous ceux qui souhaitent consommer les produits de la mer.

Paradoxalement, le tourisme, fort générateur de déchets, permet aussi d’avoir des plages aussi belles que propres, mais seulement autour des hôtels de luxe. Après ma désillusion, j’ai décidé de changer d’endroit pour fuir ce que je ne voulais pas voir et profiter, comme j’en avais rêvé de mes trois jours de plage.

Fuir n’était peut-être pas la meilleure des choses à faire, je dois bien le reconnaître, mais je n’étais pas armé pour solutionner le problème. Je me suis réfugié dans un éco-lodge pour avoir bonne conscience. Désormais, au quotidien, je lutte (encore plus) contre ma consommation de plastique : fini les bouteilles plastiques pour l’eau et les sodas, plus de coton tige, boycotte des restaurants donnant des couverts en plastique, achat de pailles en aluminium, achat de grosses bouteilles pour les produits de bain, refus systématique des sacs plastiques. Ce n’est pas parfait, mais je fais clairement mieux que les années précédentes.

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