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Portraits d’Himbas

Lors de la dernière étape du voyage, tout au nord de la Namibie, à la frontière avec l’Angola, j’ai eu l’opportunité de rencontrer l’un des derniers peuples africains nomades. Les Himbas sont à peu près 30 000 en Afrique australe, principalement en Namibie. Le long de la rivière Kunene, où nous étions, ils sont encore 2 000 à vivre comme leurs ancêtres (ou presque). Ils habitent dans des petits villages, très primaires, faits de seulement quelques cahutes de terre et de paille. Au gré des saisons, ils abandonnent leurs villages, pour les reconstruire plus loin, afin de suivre leurs troupeaux.

Les maigres échanges m’ont fait comprendre que leur mode de vie primaire n’était, à mes yeux, pas une source d’inspiration même si je le respecte. A part pour quelques enfants, les visages transpiraient de tristesse. Les conditions de vie, détestables, températures glaciales la nuit, chaleur étouffante le jour, marquent sévèrement leurs traits. Et comme si  cela ne suffisait pas, leur corps subit des mutilations traditionnelles. Les femmes se voient arracher leurs incisives du bas « pour l’esthétique ». Elles doivent, dès l’apparition de leurs premières règles, « se faire mettre enceinte» par le chef de la tribu pour la survie de la tribu. Le sexe est pour eux un moyen de reproduction, en famille ou pas, dénué de toute note d’amour.

Plus tard dans la rencontre, lorsque nous étions plus détendus, nous avons échangé quelques rires, quelques chants, quelques danses et quelques dollars. Le décalage de nos modes de vie est immense. Pour nous, cela rappelle ô combien nous sommes gâtés dans notre vie. Beaucoup trouvent dommage que les jeunes des tribus s’envolent pour le monde moderne, moi, je ne peux que les comprendre, voire les encourager. Toutes les traditions ne sont pas bonnes à perpétrer et le propre de l’évolution, c’est d’évoluer. J’ai conscience d’être assez dur vis-à-vis de cette culture, mais uniquement par compassion. Evidemment, cette rencontre était extraordinaire, mais je ne peux pas être insensible à ce que ces gens subissent.

 

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