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Bienvenue à Tromsø

Avec ses 70 000 habitants, Tromsø (se prononce TRRRomseuh), en Norvège, est l’une des plus grandes villes du cercle polaire arctique. Pour preuve, elle possède une université réputée de plus de 6 000 étudiants. Sa renommée est aussi due au fait qu’elle est le point de départ des grandes expéditions polaires. Pour la piqûre de rappel scolaire, la Norvège ne fait pas partie de l’Union Européenne et sa monnaie n’est pas l’Euro, mais la Couronne Norvégienne (NOK). Cependant, elle est dans l’Espace Schengen, il n’y a donc pas de contrôle aux frontières.

Grâce à la mer de Norvège, liée à l’océan Arctique, les températures moyennes sont plus élevées que dans les terres. Généralement, en janvier, elles oscillent entre -12°C et 0°C dans la ville et il faut soustraire encore une dizaine de degrés dans les montagnes environnantes.

Malheureusement, ce mois de janvier 2017 se distingue par un bien mauvais record de chaleur. La neige était présente dans la ville uniquement à l’arrivée. En deux jours, les 50 centimètres d’épaisseur ont fondu comme neige au soleil… Enfin, plutôt sous la pluie. Une nuit, le thermomètre a affiché 11°C. C’est comme si nous avions 25°C en plein mois de janvier à Paris… Inimaginable. Lors d’une expédition, les locaux ont annoncé qu’en moins de 24 heures, le mercure est monté de 27°C. La veille, il faisait -22°C et le jour suivant, il faisait 5°C. Je ne peux pas m’empêcher de transposer la situation à Paris. Passer de 0°C à 27°C serait catastrophique pour la faune, la flore et les humaines, nous serions tous extrêmement choqués. Le changement climatique est accentué sur les pôles et c’est bien triste pour notre planète puisque ce sont eux qui régulent la température des océans et de notre terre.

J’ai bien conscience que l’empreinte carbone d’un voyageur est supérieure à la moyenne des Hommes. Cela m’attriste particulièrement, je suis déboussolé dans mes choix de vie. L’humanité doit trouver des alternatives viables aux énergies fossiles ou à défaut, les utiliser avec parcimonie. En tout cas, être un témoin direct du changement climatique donne envie d’accentuer les efforts de protection de l’environnement, comme la baisse de la consommation d’énergie, de viande et de plastique.

Sa position géographique lui confère une autre particularité que le froid, la durée de l’ensoleillement. Du 26 novembre au 15 janvier, le soleil ne pointe pas le bout de son nez sur la ville. La nuit polaire n’est pas totalement noire, mais elle est plutôt bleue nuit. Les longs levers de soleil sont éclatants de couleurs lorsque les nuages ne masquent pas le tableau. Malgré ce joli camaïeu, il était difficile de profiter de seulement quelques heures d’une lumière peu intense. Le soleil se levait vers 10h et la nuit noire couvrait la ville vers 14 heures.

La dernière douloureuse spécificité de la ville polaire est le niveau de prix très élevé. Même si mon tableau de visites de villes dans le monde entier commence à être bien rempli, je ne pense pas avoir déjà visité une ville aussi chère. Il faudra compter environ 6€ pour un ticket de bus, 20€ une pizza, 30€ pour un burger et un coca, 50€ le plat dans un bon bistrot. Les activités ne sont pas épargnées. Une chasse aux aurores boréales en petit groupe peut coûter jusqu’à 300€ la soirée, par personne évidemment. Si vous souhaitez faire cela en privé, ce sera presque 1000€ par personne et sans garantie de les voir !

One thought on Bienvenue à Tromsø

  1. Encore une fois tes photos sont magnifiques ! J’aime beaucoup la deuxième et la troisième (la vue de Tromso by night, et l’église avec la neige).
    Je culpabilise de mon empreinte carbone à chacun de mes (nombreux) allers-retours Réunion-métropole… mais autant pour le reste je suis plutôt respectueuse de l’environnement, autant pour cela je n’ai pas trouvé de solution 🙁

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